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Changer d’assurance auto : quand et comment résilier son contrat ?

Vous êtes-vous déjà retrouvé piégé dans un contrat d’assurance auto qui ne vous convenait plus, sans savoir comment en sortir ? J’ai personnellement vécu cette situation frustrante après avoir découvert que je payais 30% plus cher que la moyenne du marché pour des garanties identiques. Ce sentiment d’être captif d’un engagement financier défavorable est particulièrement agaçant, surtout quand on ignore ses droits. La bonne nouvelle ? Depuis la Loi Hamon en 2015, les règles ont considérablement évolué en faveur des assurés. Pourtant, en 2025, de nombreux automobilistes ne connaissent toujours pas les mécanismes qui leur permettraient d’économiser plusieurs centaines d’euros chaque année. Alors, comment s’y retrouver dans ce labyrinthe administratif et légal ? Quand pouvez-vous réellement claquer la porte de votre assurance actuelle, et surtout, comment procéder sans risquer de vous retrouver sans couverture ?

Comprendre les bases de la résiliation d’assurance auto

Avant de plonger dans les méandres des procédures de résiliation, il est essentiel de comprendre le cadre légal qui régit votre contrat d’assurance automobile. Je me souviens encore de ma première tentative de résiliation, où mon assureur m’avait convaincu que je ne pouvais pas quitter mon contrat avant l’échéance annuelle — une information totalement erronée !

L’assurance auto, contrairement à certaines idées reçues, n’est pas une prison à durée indéterminée. Le Code des assurances encadre précisément les conditions de résiliation, créant un équilibre (parfois fragile) entre les droits des assureurs et ceux des assurés.

Le principe de la tacite reconduction

La plupart des contrats d’assurance auto fonctionnent sur le principe de la tacite reconduction. Concrètement, votre contrat se renouvelle automatiquement à chaque date d’anniversaire, sauf si vous manifestez expressément votre volonté d’y mettre fin.

« La tacite reconduction est à double tranchant, » explique Maître Caroline Dubois, avocate spécialisée en droit des assurances. « Elle garantit une continuité de couverture, mais peut aussi créer une forme d’inertie qui profite aux assureurs plus qu’aux assurés. »

Les différents motifs de résiliation

Le législateur a prévu plusieurs situations permettant de résilier votre contrat :

  • À l’échéance annuelle (date anniversaire du contrat)
  • À tout moment après un an d’engagement (Loi Hamon)
  • Suite à certains changements de situation personnelle
  • En cas de hausse tarifaire non justifiée par une évolution du risque
  • Lors de la vente ou du vol du véhicule assuré

Qui peut initier la résiliation ?

La résiliation peut être demandée par :

  • L’assuré (vous)
  • Le nouvel assureur (en votre nom, ce qui simplifie grandement les démarches)
  • L’assureur actuel (dans des cas limités que nous détaillerons plus loin)

Ce qu’il faut retenir : depuis 2015, vous disposez d’un arsenal législatif puissant pour reprendre le contrôle de votre contrat d’assurance auto. Encore faut-il savoir l’utiliser à bon escient.

La résiliation à l’échéance annuelle du contrat

La résiliation à l’échéance représente la méthode « classique » pour mettre fin à son contrat d’assurance auto. C’est celle que j’ai utilisée pour ma première résiliation, avant de découvrir qu’il existait des options plus flexibles.

Le préavis légal de deux mois

Pour résilier à l’échéance, vous devez respecter un préavis de deux mois avant la date anniversaire de votre contrat. Par exemple, si votre contrat a débuté le 15 mars, vous devez envoyer votre lettre de résiliation au plus tard le 15 janvier.

Ce délai de préavis est fixé par l’article L113-12 du Code des assurances. Il s’agit d’une disposition d’ordre public, ce qui signifie que votre assureur ne peut pas imposer un délai plus long dans ses conditions générales.

La Loi Chatel : une protection contre l’oubli

La Loi Chatel constitue une protection précieuse pour les assurés distraits ou débordés. Elle oblige l’assureur à vous informer de la date limite pour dénoncer la reconduction tacite lorsqu’il vous envoie l’avis d’échéance.

Concrètement, si vous recevez votre avis d’échéance moins de 15 jours avant la fin du délai de préavis, ou après ce délai, vous disposez d’un délai supplémentaire de 20 jours à compter de la date d’envoi de cet avis pour résilier.

Procédure pas à pas

  1. Identifiez précisément la date d’échéance de votre contrat (elle figure sur vos conditions particulières ou votre dernier avis d’échéance)
  2. Calculez la date limite d’envoi de votre résiliation (2 mois avant l’échéance)
  3. Rédigez une lettre de résiliation en mentionnant votre numéro de contrat
  4. Envoyez cette lettre en recommandé avec accusé de réception
  5. Conservez précieusement l’accusé de réception comme preuve

Bon à savoir : Une erreur fréquente consiste à confondre la date d’échéance du contrat avec la date de prélèvement mensuel. Vérifiez attentivement vos documents contractuels pour éviter cette confusion.

L’avis d’échéance : un document crucial

L’avis d’échéance n’est pas un simple document administratif parmi d’autres. Il contient des informations essentielles :

  • La date précise d’échéance
  • Le montant de la prime pour l’année à venir
  • La date limite pour dénoncer la reconduction
  • Le rappel de votre droit à résiliation

En 2023, une étude de l’UFC-Que Choisir révélait que 18% des avis d’échéance ne respectaient pas pleinement les obligations légales d’information. Soyez vigilant et n’hésitez pas à signaler tout manquement à la DGCCRF.

Résilier grâce à la loi Hamon : changement à tout moment

La Loi Hamon a révolutionné le marché de l’assurance auto en France. Entrée en vigueur en 2015, elle permet à tout assuré de résilier son contrat à n’importe quel moment après la première année d’engagement. Cette disposition a considérablement réduit l’inertie du marché et favorisé la concurrence entre assureurs.

Le principe de la résiliation infra-annuelle

Le mécanisme est simple : une fois que vous avez passé la première année de votre contrat, vous pouvez le résilier à n’importe quel moment, sans attendre sa date d’anniversaire. Cette liberté nouvelle a bouleversé les stratégies de fidélisation des assureurs.

« La Loi Hamon a créé un véritable pouvoir de négociation pour les assurés, » confirme Thomas Martineau, courtier en assurances. « Aujourd’hui, un simple appel pour annoncer votre intention de résilier peut souvent déboucher sur une proposition commerciale plus avantageuse. »

La résiliation sans motif ni pénalité

L’un des grands avantages de cette loi est que vous n’avez pas à justifier votre décision. En pratique :

  • Aucune explication n’est requise
  • Aucune pénalité financière ne peut être appliquée
  • Seule la portion de prime correspondant à la période où vous étiez assuré reste due

Le délai d’un mois pour l’effectivité de la résiliation

Après notification de votre demande de résiliation, votre assureur dispose d’un mois maximum pour y donner effet. Ce délai court à partir du jour où votre nouvel assureur (ou vous-même) notifiez la résiliation.

Exemple concret : Marie souscrit une assurance auto le 10 mars 2024. À partir du 11 mars 2025, elle peut utiliser la Loi Hamon pour résilier. Si elle envoie sa lettre de résiliation le 15 juin 2025, son contrat prendra fin au plus tard le 15 juillet 2025.

La délégation au nouvel assureur : la simplicité en action

L’une des dispositions les plus pratiques de la Loi Hamon est la possibilité de déléguer toutes les démarches de résiliation à votre nouvel assureur. J’ai personnellement utilisé cette option lors de mon dernier changement d’assurance, et j’ai été bluffé par la simplicité du processus.

En pratique, votre nouvel assureur se charge :

  • De rédiger la lettre de résiliation
  • De l’envoyer à votre assureur actuel
  • De gérer le suivi administratif
  • D’assurer la continuité de votre couverture

À noter : Même si cette procédure simplifie grandement les démarches, restez vigilant et demandez une confirmation écrite à votre nouvel assureur que la résiliation a bien été effectuée.

Comment résilier son assurance auto avant la première année de contrat ?

La première année de contrat représente généralement une période d’engagement ferme. Toutefois, certaines situations spécifiques permettent de s’en affranchir légalement. J’ai dû y recourir moi-même lorsque j’ai déménagé à l’étranger pour raisons professionnelles, six mois seulement après avoir souscrit mon contrat.

Les motifs légitimes de résiliation anticipée

Le Code des assurances prévoit plusieurs cas de résiliation extraordinaire pendant la première année :

  • Changement de domicile
  • Changement de situation matrimoniale (mariage, divorce)
  • Changement de régime matrimonial
  • Changement de profession
  • Retraite professionnelle ou cessation définitive d’activité
  • Vente du véhicule assuré
  • Vol du véhicule

Le cas particulier de la hausse tarifaire

Si votre assureur augmente votre prime en cours de contrat, vous pouvez résilier, même pendant la première année. Cette augmentation doit toutefois répondre à certains critères :

  • Ne pas être liée à une modification du risque (comme l’ajout d’un conducteur)
  • Ne pas résulter d’une taxe nouvelle imposée par les pouvoirs publics

Le délai pour exercer ce droit spécifique

Lorsque l’un des motifs légitimes survient, vous disposez d’un délai de trois mois pour notifier votre résiliation. Ce délai court à partir de la date de l’événement concerné.

Votre résiliation prendra effet un mois après sa notification à l’assureur. Ce mois de préavis est incompressible, sauf accord spécifique de votre assureur.

Les justificatifs à fournir

Contrairement à la résiliation Hamon, la résiliation anticipée pendant la première année nécessite de fournir des preuves :

Motif de résiliationJustificatifs habituellement requis
Changement de domicileNouveau bail, acte d’achat, facture d’électricité
Mariage/DivorceLivret de famille, jugement de divorce
Changement de professionContrat de travail, attestation employeur
RetraiteNotification de pension de retraite
Vente du véhiculeCertificat de cession, copie de la carte grise barrée

Conseil pratique : Anticipez la demande de justificatifs en les joignant directement à votre lettre de résiliation. Cela évitera les allers-retours administratifs qui peuvent retarder la procédure.

Résiliation suite à un changement de situation personnelle

Les changements majeurs dans votre vie peuvent constituer des motifs légitimes de résiliation, à condition qu’ils modifient significativement les conditions ou la nature du risque couvert. Cette disposition, prévue par l’article L113-16 du Code des assurances, offre une flexibilité bienvenue face aux aléas de la vie.

Le changement de domicile comme motif de résiliation

Le déménagement constitue l’un des motifs les plus fréquemment invoqués. Lors de mon propre déménagement de Lyon à Bordeaux, j’ai constaté que mon assureur appliquait une tarification très différente selon les régions.

Pour que ce motif soit valable, le changement doit être significatif. Un déménagement dans la même ville pourrait être contesté par l’assureur, tandis qu’un changement de région ou de département sera généralement accepté sans difficulté.

Documents justificatifs :

  • Nouveau bail ou acte d’achat
  • Facture de déménagement
  • Attestation de changement d’adresse
  • Factures récentes (électricité, gaz) à la nouvelle adresse

Les modifications de la situation familiale

Les changements dans votre situation familiale peuvent également justifier une résiliation :

  • Mariage ou PACS : l’union civile peut modifier votre profil de risque, notamment si vous regroupez vos assurances avec votre conjoint(e).
  • Divorce ou séparation : la séparation implique souvent une réorganisation complète des contrats d’assurance.
  • Veuvage : cette situation douloureuse s’accompagne généralement d’une révision des contrats.

Exemples de justificatifs :

  • Livret de famille
  • Convention de PACS
  • Jugement de divorce
  • Acte de décès

Les changements professionnels significatifs

Votre vie professionnelle influence directement votre profil d’assuré :

  • Nouvelle profession : certains métiers bénéficient de tarifs préférentiels (fonctionnaires, enseignants), et d’autres sont considérés comme plus risqués.
  • Retraite : votre utilisation du véhicule change radicalement avec la cessation d’activité.
  • Chômage de longue durée : bien que plus rarement accepté comme motif unique, il peut être pris en compte dans certaines situations.

Témoignage : « Lorsque j’ai pris ma retraite après 35 ans comme commercial itinérant, mon kilométrage annuel est passé de 45 000 à moins de 8 000 km. Mon assureur a refusé d’adapter ma prime en conséquence, ce qui m’a conduit à résilier pour trouver une offre plus adaptée à mon nouveau profil. » – Jean-Pierre, 64 ans

Procédure spécifique pour ce type de résiliation

La procédure de résiliation pour changement de situation suit quelques règles particulières :

  1. Délai de notification : vous disposez de trois mois à compter de l’événement pour notifier votre résiliation
  2. Formalisme : lettre recommandée avec AR, accompagnée des justificatifs appropriés
  3. Préavis : la résiliation prend effet un mois après sa notification
  4. Remboursement : vous avez droit au remboursement de la portion de prime correspondant à la période non couverte

Résilier en cas de vente ou vol du véhicule

La cession ou la disparition du véhicule assuré constitue un cas particulier de résiliation, avec des règles spécifiques que j’ai dû appliquer lorsque j’ai vendu ma précédente voiture avant d’en acheter une nouvelle.

Résiliation suite à la vente du véhicule

Lorsque vous vendez votre véhicule, le contrat d’assurance n’est pas automatiquement résilié. La loi prévoit un mécanisme en deux temps :

  1. Suspension automatique : le contrat est suspendu de plein droit le lendemain de la vente à minuit
  2. Options post-suspension :
  • Résilier définitivement le contrat
  • Transférer le contrat sur un nouveau véhicule
  • Ne rien faire (le contrat sera automatiquement résilié après 6 mois de suspension)

La procédure de résiliation après vente

Pour résilier suite à une vente, vous devez :

  1. Informer votre assureur par lettre recommandée avec AR
  2. Joindre une copie du certificat de cession
  3. Joindre une copie de la carte grise barrée avec mention « Vendu le [date] »

La résiliation prend effet dès réception de votre notification par l’assureur, ou à une date ultérieure si vous le souhaitez.

Astuce pratique : Si vous prévoyez d’acheter un nouveau véhicule rapidement, envisagez plutôt le transfert de contrat. Cela vous évitera les démarches de résiliation puis de nouvelle souscription, tout en préservant vos antécédents d’assurance et votre bonus-malus.

Résiliation suite au vol du véhicule

Le vol de votre véhicule constitue également un motif légitime de résiliation, mais avec quelques particularités importantes :

  • La résiliation n’est pas automatique
  • Le contrat continue à couvrir les garanties non directement liées au véhicule (protection juridique, par exemple)
  • Vous devez expressément demander la résiliation

Documents nécessaires en cas de vol

Pour résilier suite à un vol, vous devrez fournir :

  • Copie du récépissé de dépôt de plainte
  • Déclaration de vol adressée à l’assureur
  • Demande expresse de résiliation

Particularités du remboursement de prime

En cas de vol, les modalités de remboursement de la prime non courue présentent quelques spécificités :

  • Si votre véhicule n’est pas retrouvé, la résiliation prend effet le jour du vol
  • Si vous bénéficiez d’une indemnisation vol, l’assureur peut conserver la portion de prime correspondant à cette garantie

Cas vécu : « Après le vol de ma voiture sur un parking de supermarché, j’ai été surpris d’apprendre que mon contrat restait en vigueur. Mon assureur m’a expliqué que certaines garanties comme la protection juridique pouvaient encore me servir dans les démarches post-vol. J’ai finalement demandé la résiliation après avoir acheté un nouveau véhicule et souscrit une assurance plus adaptée. » – Marc, 42 ans

Résiliation suite à une augmentation de prime

L’augmentation de la prime d’assurance représente l’un des motifs de résiliation les plus fréquemment invoqués. Lors de ma dernière révision annuelle, j’ai constaté une hausse de 12% que mon assureur justifiait par une « évolution générale des risques ». Cette situation m’a conduit à explorer mes options de résiliation.

Les conditions d’une résiliation pour hausse tarifaire

Toute augmentation de prime vous donne le droit de résilier votre contrat, sous certaines conditions :

  • L’augmentation ne doit pas résulter d’une modification du risque assuré (ajout d’un conducteur, changement de véhicule)
  • La hausse ne doit pas être due uniquement à l’application du coefficient bonus-malus
  • L’information sur l’augmentation doit figurer clairement sur l’avis d’échéance

Le droit à l’information sur les hausses tarifaires

L’assureur a l’obligation légale de vous informer de toute modification tarifaire. Cette information doit apparaître de façon distincte sur l’avis d’échéance, en précisant :

  • L’ancien tarif
  • Le nouveau tarif
  • Le montant ou le pourcentage d’augmentation

Si cette information n’est pas clairement présentée, vous pouvez invoquer un manquement à l’obligation d’information pour justifier votre résiliation.

Les délais spécifiques pour réagir

En cas de hausse tarifaire, vous disposez d’un délai particulier pour exercer votre droit de résiliation :

  • 20 jours à compter de la date d’envoi de l’avis d’échéance (cachet de la poste faisant foi)
  • Ce délai s’applique même si vous avez dépassé la période habituelle de résiliation

Information importante : Ce droit spécifique est souvent méconnu des assurés. Une étude de 2024 révèle que seulement 23% des automobilistes français savent qu’ils peuvent résilier suite à une augmentation tarifaire, même hors période d’échéance.

La procédure pas à pas

Pour résilier suite à une hausse tarifaire :

  1. Rédigez une lettre de résiliation mentionnant explicitement que vous résiliez en raison de l’augmentation de la prime
  2. Joignez une copie de l’avis d’échéance montrant la hausse
  3. Envoyez le tout en recommandé avec AR dans les 20 jours suivant la réception de l’avis
  4. La résiliation prend effet 30 jours après notification

Modèle de formulation : « Conformément aux dispositions du Code des assurances, je vous notifie par la présente ma décision de résilier mon contrat n° [référence] suite à l’augmentation de prime indiquée sur mon dernier avis d’échéance ci-joint. Cette résiliation prendra effet 30 jours après réception de ce courrier. »

Les démarches pratiques pour résilier son contrat d’assurance auto

La résiliation d’un contrat d’assurance auto nécessite de suivre une procédure précise pour être juridiquement valable. Après plusieurs expériences personnelles en la matière, je peux témoigner de l’importance du formalisme pour éviter les contestations ultérieures.

La lettre de résiliation : éléments indispensables

Une lettre de résiliation efficace doit contenir les éléments suivants :

  • Vos coordonnées complètes (nom, prénom, adresse)
  • Votre numéro de contrat ou de sociétaire
  • L’immatriculation du véhicule concerné
  • Le motif précis de résiliation (Loi Hamon, échéance, changement de situation…)
  • La date souhaitée de prise d’effet de la résiliation
  • Votre signature manuscrite

Structure recommandée :

[Vos coordonnées]
[Coordonnées de l'assureur]
[Lieu et date]

Objet : Résiliation contrat auto n° [référence]

Madame, Monsieur,

Par la présente, je vous informe de ma décision de résilier mon contrat d'assurance automobile n° [référence] couvrant le véhicule immatriculé [numéro] en vertu de [motif juridique précis].

Conformément aux dispositions légales, je vous demande de prendre en compte cette résiliation à compter du [date d'effet souhaitée].

Je vous prie de bien vouloir m'adresser une confirmation écrite de cette résiliation ainsi que, le cas échéant, le remboursement de la portion de prime correspondant à la période non couverte.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Les différents canaux de notification

Plusieurs options s’offrent à vous pour notifier votre résiliation :

  1. Lettre recommandée avec AR : la méthode traditionnelle et la plus sûre juridiquement
  2. Envoi électronique recommandé : aussi valable qu’un recommandé postal (service proposé par La Poste et des prestataires spécialisés)
  3. Espace client en ligne : certains assureurs proposent un formulaire de résiliation dans l’espace client
  4. Application mobile : les assureurs modernes intègrent parfois cette fonctionnalité

Conseil pratique : Quel que soit le canal choisi, assurez-vous de conserver une preuve de votre démarche (récépissé, accusé de réception, capture d’écran de confirmation).

Suivi de la demande de résiliation

Ne considérez pas votre résiliation comme acquise tant que vous n’avez pas reçu une confirmation écrite de votre assureur.

Procédure de suivi recommandée :

  1. Notez la date d’envoi de votre demande
  2. Si aucune réponse après 10 jours, contactez votre assureur par téléphone
  3. En cas de difficulté, envoyez un second courrier en rappelant votre première démarche
  4. Conservez toutes les preuves de vos échanges

Les pièces justificatives selon le motif

Motif de résiliationDocuments à joindre
Résiliation à l’échéanceAucun justificatif requis
Loi HamonAucun justificatif requis
Vente du véhiculeCopie du certificat de cession, carte grise barrée
Changement de domicileJustificatif de nouvelle adresse
Hausse tarifaireCopie de l’avis d’échéance montrant l’augmentation

Témoignage personnel : « Lors de ma dernière résiliation, j’ai utilisé l’envoi électronique recommandé proposé par La Poste. J’ai reçu instantanément une preuve d’envoi horodatée, et trois jours plus tard la confirmation de réception par mon assureur. Le processus s’est révélé beaucoup plus rapide et pratique que le recommandé traditionnel. »

La résiliation par le nouvel assureur

La délégation de la résiliation à votre nouvel assureur représente probablement la méthode la plus simple et la plus confortable pour changer d’assurance auto. J’y ai eu recours lors de mon dernier changement et ai pu mesurer l’efficacité de cette approche.

Le mandat de résiliation : principe et fonctionnement

Le mandat de résiliation permet à votre nouvel assureur d’accomplir toutes les démarches administratives à votre place :

  1. Vous signez un mandat de résiliation lors de la souscription chez le nouvel assureur
  2. Vous fournissez les informations relatives à votre contrat actuel
  3. Le nouvel assureur se charge d’envoyer la lettre de résiliation
  4. Il assure le suivi auprès de votre ancien assureur

Ce dispositif a été renforcé par la Loi Consommation pour faciliter la mobilité des assurés et dynamiser la concurrence.

Les avantages de cette démarche simplifiée

Cette procédure présente de nombreux atouts :

  • Simplicité : une seule démarche suffit (la souscription du nouveau contrat)
  • Sécurité juridique : le nouvel assureur maîtrise parfaitement les aspects légaux
  • Continuité garantie : pas de risque de période sans assurance
  • Gestion optimisée des dates : le nouvel assureur calcule précisément la date d’effet
  • Absence d’erreur : réduction des risques d’erreurs formelles dans la résiliation

Les informations à fournir au nouvel assureur

Pour que le nouvel assureur puisse effectuer efficacement la résiliation, vous devrez lui communiquer :

  • Copie de votre contrat actuel ou attestation d’assurance
  • Numéro de contrat ou de sociétaire
  • Coordonnées précises de votre assureur actuel
  • Date d’échéance annuelle de votre contrat
  • Motif de résiliation à invoquer (généralement la Loi Hamon)

À noter : Certains assureurs en ligne ont particulièrement optimisé ce processus. Chez certains d’entre eux, la totalité de la procédure peut être réalisée en moins de 15 minutes, y compris la signature électronique du mandat.

Limites et précautions à prendre

Bien que pratique, cette solution n’est pas exempte de quelques points d’attention :

  • Vérification des dates : assurez-vous que la date d’effet du nouveau contrat coïncide exactement avec la fin de l’ancien
  • Suivi de la procédure : demandez une confirmation lorsque la résiliation a été effectuée
  • Conservation des documents : gardez une copie du mandat signé et des échanges
  • Vigilance particulière : certains assureurs traditionnels peuvent parfois tenter de ralentir la procédure

Témoignage : « Quand j’ai changé d’assurance l’an dernier, mon nouvel assureur s’est occupé de tout. J’ai reçu un email m’informant que la résiliation avait été effectuée, puis un courrier de confirmation de mon ancien assureur. L’ensemble du processus a été complètement transparent et sans effort de ma part. » – Sophie, 38 ans

Quels documents fournir pour résilier son assurance auto ?

La constitution d’un dossier complet est essentielle pour éviter les allers-retours administratifs qui retardent votre résiliation. J’ai appris à mes dépens l’importance de fournir d’emblée tous les documents nécessaires lorsque, lors d’une précédente résiliation, mon dossier incomplet a retardé la procédure de près de trois semaines.

Documents de base pour toute résiliation

Quelle que soit la situation, certains documents sont systématiquement requis :

  • Lettre de résiliation (datée et signée)
  • Copie de votre pièce d’identité
  • Référence de votre contrat d’assurance
  • Coordonnées complètes (adresse, téléphone, email)

Justificatifs spécifiques selon le motif de résiliation

Les pièces justificatives varient selon le motif invoqué :

Pour une résiliation suite à la vente du véhicule

  • Copie du certificat de cession (cerfa n°15776*01)
  • Copie de la carte grise barrée avec mention « Vendu le [date] »
  • Éventuellement attestation sur l’honneur de vente

Pour une résiliation suite à un vol

  • Copie du récépissé de dépôt de plainte
  • Déclaration de sinistre vol
  • Éventuellement rapport de police ou gendarmerie

Pour un changement de domicile

  • Justificatif de nouvelle adresse (bail, acte d’achat)
  • Facture récente (électricité, téléphone fixe)
  • Attestation d’hébergement le cas échéant

Pour une résiliation suite à un décès

  • Acte de décès
  • Document établissant la qualité d’héritier ou d’ayant droit
  • Le cas échéant, certificat d’hérédité

Format et canal de transmission des documents

La forme des documents transmis peut influencer leur acceptation :

  • Format papier : les documents originaux ou leurs copies certifiées conformes offrent une sécurité juridique maximale
  • Format numérique : de plus en plus d’assureurs acceptent les documents scannés, mais vérifiez leurs exigences spécifiques
  • Certification électronique : certains documents peuvent nécessiter une signature électronique certifiée

Conseil pratique : Pour les documents numérisés, privilégiez le format PDF et assurez-vous que toutes les informations sont parfaitement lisibles. Évitez les photos floues prises avec un smartphone.

Conservation des preuves d’envoi

Ne négligez jamais l’importance de conserver les preuves d’envoi de vos documents :

  • Récépissé de recommandé avec AR
  • Accusé de réception électronique
  • Confirmation d’envoi par fax (avec rapport de transmission)
  • Confirmation d’upload sur l’espace client
  • Traces des échanges par email

Cas pratique : « Lorsque j’ai dû résilier mon assurance après le vol de ma voiture, l’assureur a prétendu ne pas avoir reçu mon récépissé de dépôt de plainte. Heureusement, j’avais conservé l’accusé de réception du recommandé prouvant l’envoi de l’ensemble des documents. Cette preuve a immédiatement débloqué la situation. » – Thomas, 29 ans

Les délais à respecter pour une résiliation sans pénalités

Le respect des délais constitue un élément crucial pour éviter les contestations ou les frais supplémentaires. Après avoir moi-même fait l’erreur de calculer incorrectement la date limite de résiliation, je suis particulièrement attentif à cette dimension temporelle.

Tableau récapitulatif des délais légaux

Voici un aperçu complet des délais à respecter selon les différentes situations :

Motif de résiliationDélai de notificationPréavisPrise d’effetTexte applicable
Échéance annuelle2 mois avant l’échéance2 moisDate d’échéanceL113-12 C. Assurances
Loi Hamon (après 1 an)À tout moment1 mois1 mois après notificationL113-15-2 C. Assurances
Vente du véhiculeDans les 6 mois suivant la venteAucunJour de la notificationL121-11 C. Assurances
Vol du véhiculeDès connaissance du volAucunJour du vol ou de la notificationL121-9 C. Assurances
Changement de situation3 mois après l’événement1 mois1 mois après notificationL113-16 C. Assurances
Hausse tarifaire20 jours après réception de l’avis1 mois1 mois après notificationL113-15-1 C. Assurances

Comment calculer précisément les délais

Le calcul correct des délais nécessite une attention particulière :

  • Point de départ : pour un délai en mois, le délai expire le jour du dernier mois portant le même quantième (par exemple, un délai de 2 mois partant du 15 janvier expire le 15 mars)
  • Jours fériés et week-ends : si le délai expire un samedi, dimanche ou jour férié, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant
  • Preuve de date : seule la date de première présentation du recommandé fait foi (pas la date de réception effective)

Astuce : Pour éviter toute erreur, ajoutez quelques jours de marge à vos calculs. Il vaut mieux résilier un peu plus tôt que risquer de dépasser le délai.

Les conséquences du non-respect des délais

Le non-respect des délais peut entraîner diverses conséquences :

  • Résiliation à l’échéance : en cas de dépassement, reconduction automatique pour un an
  • Loi Hamon : pas de conséquence directe, mais retard dans la prise d’effet
  • Résiliation pour motif légitime : possible contestation par l’assureur si hors délai
  • Résiliation pour hausse tarifaire : perte du droit spécifique de résiliation

Le cas particulier de la Loi Chatel

La Loi Chatel offre une protection supplémentaire en cas d’information tardive :

  • Si l’avis d’échéance est envoyé moins de 15 jours avant la fin du délai de préavis, vous disposez de 20 jours supplémentaires
  • Ce délai court à partir de la date d’envoi (cachet de la poste faisant foi)
  • L’assureur doit explicitement mentionner cette possibilité sur l’avis

Exemple concret : « Mon contrat arrivait à échéance le 31 mars. J’aurais dû résilier avant le 31 janvier (2 mois de préavis). Or, j’ai reçu mon avis d’échéance le 25 janvier. Grâce à la Loi Chatel, j’ai pu résilier jusqu’au 14 février, soit 20 jours après l’envoi de l’avis. » – Laurent, 41 ans

Quand la résiliation prend-elle effet ?

La date d’effet de la résiliation est un élément crucial pour assurer la continuité de votre couverture et éviter la double assurance. J’ai personnellement fait l’expérience d’une période de double assurance coûteuse, faute d’avoir correctement coordonné les dates de fin et de début de contrat.

Les différentes dates d’effet selon le motif

La date à laquelle votre résiliation devient effective varie selon le motif invoqué :

Résiliation à l’échéance

  • Date d’effet : jour de l’échéance annuelle
  • Exemple : contrat conclu le 10 mars, résiliation effective le 10 mars de l’année suivante

Résiliation Loi Hamon

  • Date d’effet : un mois après réception de la notification par l’assureur
  • Exemple : lettre reçue le 15 juin, résiliation effective le 15 juillet

Résiliation pour vente du véhicule

  • Date d’effet : jour de la notification (option de l’assuré)
  • Alternative : suspension immédiate le jour de la vente, puis résiliation automatique après 6 mois

Résiliation pour vol

  • Date d’effet : jour du vol (si le véhicule n’est pas retrouvé)
  • Date d’effet alternative : jour de la notification à l’assureur

La période de transition entre deux contrats

La gestion de la période de transition mérite une attention particulière :

  • Éviter le chevauchement : une double assurance représente un coût inutile
  • Éviter l’interruption : conduire sans assurance est illégal et dangereux financièrement
  • Solution idéale : faire démarrer le nouveau contrat le jour même de la fin de l’ancien

Conseil pratique : Lors de la souscription d’un nouveau contrat, précisez explicitement la date de prise d’effet souhaitée, en fonction de la date de fin de votre contrat actuel.

Le remboursement de la prime non courue

En cas de résiliation en cours d’année, vous avez droit au remboursement de la portion de prime correspondant à la période non couverte :

  • Le calcul est effectué au prorata temporis (jour par jour)
  • L’assureur doit procéder au remboursement dans les 30 jours suivant la résiliation
  • Les taxes et contributions ne sont généralement pas remboursables

Formule de calcul : Prime annuelle × (nombre de jours restants ÷ 365)

Les attestations de fin de contrat

À la fin de votre contrat, l’assureur doit vous fournir plusieurs documents importants :

  • Attestation de cessation de garantie : confirme la date exacte de fin de couverture
  • Relevé d’information : récapitule votre historique de sinistres et votre coefficient bonus-malus
  • Lettre de résiliation : confirme formellement la résiliation effective

Témoignage : « Après la résiliation de mon contrat, j’ai eu besoin de mon relevé d’information pour souscrire chez un nouvel assureur. Mon ancien assureur tardait à me l’envoyer, ce qui bloquait ma nouvelle souscription. J’ai dû faire une demande formelle par recommandé en rappelant l’obligation légale de me fournir ce document. Je l’ai finalement reçu trois jours plus tard. » – Mélanie, 33 ans

Les pièges à éviter lors de la résiliation

La résiliation d’une assurance auto comporte plusieurs chausse-trappes dans lesquelles il est facile de tomber. J’ai moi-même commis certaines de ces erreurs par le passé, et je souhaite vous en épargner les désagréments.

Les erreurs formelles fréquentes

De simples erreurs de forme peuvent invalider votre demande de résiliation :

  • Oubli de la signature manuscrite : certains assureurs rejettent les lettres non signées
  • Informations incomplètes : numéro de contrat manquant ou erroné
  • Mauvais destinataire : confusion entre courtier et compagnie d’assurance
  • Envoi simple : absence de preuve d’envoi et de réception
  • Motif mal formulé : imprécision sur le fondement juridique de la résiliation

Comment les éviter :

  • Utilisez des modèles de lettres à jour et complets
  • Vérifiez scrupuleusement vos informations contractuelles
  • Privilégiez systématiquement l’envoi recommandé avec AR
  • Mentionnez explicitement l’article du Code des assurances sur lequel vous vous fondez

Le piège de la double assurance

Souscrire une nouvelle assurance avant la résiliation effective de l’ancienne crée une situation de double assurance, avec plusieurs conséquences :

  • Vous payez deux fois pour la même couverture
  • En cas de sinistre, le principe indemnitaire s’applique (pas de double indemnisation)
  • Difficultés potentielles pour déterminer quel assureur doit intervenir

Solution : Coordonnez précisément les dates de fin et de début de contrat, en tenant compte des délais de préavis.

Les tentatives de rétention abusives

Certains assureurs peuvent tenter de retarder ou d’entraver votre résiliation :

  • Contestation infondée du motif de résiliation
  • Demande excessive de justificatifs
  • Non-réponse stratégique
  • Proposition commerciale de dernière minute

Témoignage : « Quand j’ai voulu résilier, mon assureur m’a d’abord dit que ma lettre n’était pas conforme, puis a prétendu ne pas l’avoir reçue, avant de me proposer une réduction de 15%. J’ai dû insister et mentionner une possible saisine du médiateur de l’assurance pour que ma résiliation soit finalement acceptée. » – Bernard, 57 ans

Comment réagir face aux difficultés

Si vous rencontrez des obstacles dans votre démarche de résiliation :

  1. Documenter tous les échanges : conservez copies et preuves de chaque communication
  2. Rappeler les obligations légales : citez précisément les textes applicables
  3. Formaliser vos relances : privilégiez les courriers recommandés pour les relances
  4. Signaler les manquements : mentionnez la possibilité de saisir le médiateur ou l’ACPR
  5. Utiliser la plateforme Signal Conso : pour signaler les pratiques abusives

Astuce pratique : En cas de difficulté persistante, une lettre de mise en demeure envoyée en copie à la direction de l’assureur et au service client peut accélérer le traitement de votre demande.

Comment s’assurer de la continuité de couverture ?

Le maintien d’une couverture d’assurance ininterrompue est crucial, tant légalement que financièrement. J’ai failli me retrouver sans assurance pendant quelques jours lors d’un changement mal coordonné, une situation que je ne souhaite à personne.

L’obligation légale d’assurance automobile

Rappelons que l’assurance automobile est obligatoire en France :

  • Sanction pénale : amende pouvant atteindre 3 750 €
  • Sanction administrative : immobilisation possible du véhicule
  • Risque financier : responsabilité illimitée en cas d’accident

En cas d’accident sans assurance, les conséquences peuvent être catastrophiques : vous devrez personnellement indemniser l’ensemble des dommages causés aux tiers, sans limitation de montant.

La technique du chevauchement sécurisé

Pour garantir une continuité parfaite, la technique du chevauchement sécurisé peut être utile :

  1. Souscrivez le nouveau contrat quelques jours avant la fin prévue de l’ancien
  2. Précisez dans le nouveau contrat la date de prise d’effet souhaitée (jour de fin de l’ancien)
  3. Une fois le nouveau contrat confirmé, résiliez l’ancien en précisant la date exacte
  4. Conservez les deux attestations pour prouver la continuité

Conseil d’expert : « Pour une sécurité optimale, prévoyez un jour de chevauchement entre les deux contrats. Le surcoût est minime comparé au risque d’une interruption de couverture. » – Maître Durand, avocat spécialisé en droit des assurances

La vérification des garanties transitoires

Certaines situations nécessitent une attention particulière :

  • Période entre achat et immatriculation : vérifiez que votre contrat couvre cette phase
  • Garantie temporaire : certains assureurs proposent des couvertures de courte durée
  • Assurance provisoire : solution intérimaire pendant les démarches administratives

Les attestations provisoires et leur validité

En attendant l’attestation définitive, votre nouvel assureur doit vous fournir une attestation provisoire :

  • Validité légale : document officiel reconnu par les forces de l’ordre
  • Durée limitée : généralement 30 à 45 jours
  • Informations essentielles : doit mentionner la période de garantie et les garanties souscrites

Cas pratique : « Lors de mon dernier changement d’assurance, j’ai demandé à mon nouvel assureur une attestation provisoire que j’ai gardée dans mon véhicule dès le premier jour du contrat. J’ai été contrôlé par la gendarmerie trois jours plus tard, et cette attestation a été parfaitement acceptée comme preuve d’assurance. » – Julien, 37 ans

La résiliation par l’assureur : quels sont vos droits ?

Si jusqu’à présent nous avons abordé la résiliation à l’initiative de l’assuré, il est important de comprendre que l’assureur peut également mettre fin au contrat dans certaines situations. J’ai vécu cette expérience après deux sinistres responsables en moins d’un an, et j’ai dû rapidement m’informer sur mes droits.

Les motifs légitimes de résiliation par l’assureur

L’assureur peut résilier votre contrat dans plusieurs cas précis :

  • Non-paiement des cotisations : après mise en demeure restée sans effet
  • Aggravation du risque : si votre situation change significativement
  • Omission ou inexactitude dans la déclaration du risque : en cas de déclarations erronées
  • Après sinistre : particulièrement en cas de sinistre responsable
  • Retrait d’agrément : si l’assureur n’est plus autorisé à exercer

Les délais et formes à respecter par l’assureur

L’assureur est soumis à des obligations strictes :

  • Notification formelle : obligation d’envoi par lettre recommandée
  • Motivation claire : le motif précis doit être explicitement indiqué
  • Respect des préavis : variables selon le motif (10 jours à 2 mois)
  • Information sur les voies de recours : indication des possibilités de contestation

À savoir : La résiliation pour non-paiement de cotisation ne prend effet que 40 jours après l’envoi de la mise en demeure. Pendant les 10 premiers jours, vous conservez le droit de régulariser votre situation pour maintenir le contrat.

Contester une résiliation abusive

Toutes les résiliations par l’assureur ne sont pas légitimes. Vous pouvez contester si :

  • Le motif invoqué n’est pas prévu par la loi ou le contrat
  • Les délais ou formes n’ont pas été respectés
  • La motivation est insuffisante ou imprécise
  • Le lien de causalité entre le motif et la résiliation est discutable

Procédure de contestation :

  1. Envoyez un courrier recommandé AR exposant vos arguments
  2. Saisissez le service réclamation de l’assureur
  3. En cas d’échec, contactez le médiateur de l’assurance
  4. Envisagez une action judiciaire en dernier recours

Comment trouver une nouvelle assurance après résiliation

La résiliation par l’assureur peut compliquer votre recherche d’une nouvelle couverture :

  • Transparence nécessaire : vous devez déclarer cette résiliation aux futurs assureurs
  • Bureau Central de Tarification (BCT) : en cas de refus multiples, cet organisme peut imposer un contrat à un assureur
  • Importance du relevé d’information : document essentiel pour justifier votre historique

Témoignage : « Après la résiliation de mon contrat suite à deux accidents, j’ai essuyé quatre refus d’assurance. J’ai alors contacté le Bureau Central de Tarification qui m’a permis d’obtenir une assurance, certes coûteuse, mais qui m’a évité de me retrouver sans couverture. » – Alexandre, 26 ans

Changer d’assurance auto : trouver la meilleure offre

Une fois la résiliation effectuée ou en cours, il est crucial de trouver la meilleure offre correspondant à votre profil. Lors de mon dernier changement, j’ai consacré une semaine entière à comparer les offres, ce qui m’a permis d’économiser plus de 400€ annuels.

Définir précisément ses besoins en assurance

Avant toute démarche comparative, clarifiez vos besoins :

  • Niveau de garantie souhaité : du minimum légal (responsabilité civile) à l’assurance tous risques
  • Franchises acceptables : montant que vous êtes prêt à assumer en cas de sinistre
  • Options indispensables : assistance, véhicule de remplacement, protection du conducteur
  • Usages spécifiques : trajets professionnels, kilométrage annuel, conduite occasionnelle

Conseil pratique : Ne vous contentez pas de reproduire les garanties de votre ancien contrat. C’est l’occasion de réévaluer vos besoins réels en fonction de l’âge du véhicule, de sa valeur et de votre situation personnelle.

Les outils de comparaison efficaces

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour comparer les offres :

  • Comparateurs en ligne : LeLynx, Assurland, Lesfurets offrent un aperçu rapide du marché
  • Courtiers en assurance : conseils personnalisés et négociation en votre nom
  • Consultation directe : contacter plusieurs assureurs avec demandes de devis identiques
  • Associations de consommateurs : analyses indépendantes et études comparatives

Méthodologie recommandée :

  1. Utilisez d’abord un comparateur en ligne pour identifier une fourchette de prix
  2. Contactez directement 3-4 assureurs bien positionnés pour affiner les offres
  3. Négociez les conditions exactes et les tarifs
  4. Demandez des garanties écrites avant de vous engager

Décrypter les subtilités des contrats

Les différences entre contrats se cachent souvent dans les détails :

  • Plafonds de garantie : montants maximums d’indemnisation variables
  • Exclusions spécifiques : situations non couvertes, parfois en petits caractères
  • Délais de carence : périodes initiales pendant lesquelles certaines garanties sont limitées
  • Conditions de bonus/malus : application plus ou moins favorable selon les assureurs

Les pièges marketing à éviter

Soyez vigilant face aux techniques commerciales trompeuses :

  • Tarifs d’appel trompeurs : prix attractifs la première année, puis hausses importantes
  • Garanties mal nommées : appellations commerciales masquant des limitations
  • Offres promotionnelles conditionnelles : remises soumises à des conditions strictes
  • Frais cachés : coûts additionnels pour certaines opérations (avenant, duplicata…)

Cas vécu : « Un assureur m’avait proposé un tarif exceptionnellement bas, que j’ai failli accepter. En lisant attentivement le contrat, j’ai découvert que cette offre impliquait une franchise de 1500€ en cas d’accident responsable, contre 300€ chez les concurrents. L’économie apparente cachait un risque financier bien plus important. » – Caroline, 42 ans

Questions fréquentes sur la résiliation d’assurance auto

Au fil de mes expériences et de mes recherches sur la résiliation d’assurance auto, j’ai identifié certaines questions qui reviennent régulièrement. Voici les réponses aux interrogations les plus courantes.

Peut-on résilier par téléphone ou email ?

Réponse : La résiliation par téléphone n’a aucune valeur légale. Quant à l’email simple, il n’est pas considéré comme suffisamment probant en cas de contestation. Privilégiez toujours :

  • La lettre recommandée avec AR
  • L’email recommandé électronique (avec certification)
  • Les fonctionnalités dédiées de l’espace client (si elles génèrent un accusé de réception)

Que faire si l’assureur refuse ma résiliation ?

Réponse : Face à un refus que vous estimez illégitime :

  1. Demandez par écrit les motifs précis du refus
  2. Rappelez les dispositions légales applicables (article du Code des assurances)
  3. Saisissez le service réclamation de l’assureur
  4. Contactez le médiateur de l’assurance (gratuit)
  5. En dernier recours, envoyez une mise en demeure avant action en justice

Mon bonus/malus est-il transférable ?

Réponse : Oui, le coefficient de bonus-malus vous suit personnellement, quel que soit l’assureur. C’est un droit garanti par la loi :

  • Il figure sur le relevé d’information que votre assureur doit vous remettre
  • Il s’applique pour le même véhicule ou un véhicule de remplacement
  • Il est personnel et non lié au contrat que vous résiliez

Puis-je être remboursé des frais de dossier ou de résiliation ?

Réponse : Les « frais de résiliation » sont généralement illégaux, sauf s’ils correspondent à des frais réels et justifiés de gestion administrative :

  • Les frais forfaitaires de résiliation sont contestables
  • Les pénalités pour résiliation anticipée sont interdites (hors cas particuliers)
  • Si l’assureur prélève de tels frais, vous pouvez les contester formellement

Conseil d’expert : « Les clauses prévoyant des frais de résiliation forfaitaires sont souvent qualifiables de clauses abusives au sens du Code de la consommation. N’hésitez pas à les contester en invoquant l’article L212-1 de ce code. » – Marie Dupont, juriste en droit de la consommation

Que faire en cas de sinistre pendant la période de résiliation ?

Réponse : Tant que le contrat n’est pas effectivement résilié, vous bénéficiez d’une couverture complète :

  • Déclarez normalement le sinistre à votre assureur actuel
  • Respectez les délais habituels de déclaration (généralement 5 jours ouvrés)
  • Informez votre nouvel assureur de ce sinistre récent
  • Conservez tous les documents relatifs au sinistre pour le transfert de dossier

Peut-on annuler une demande de résiliation ?

Réponse : Une fois notifiée, une résiliation est en principe irrévocable. Toutefois :

  • Certains assureurs acceptent par geste commercial d’annuler la résiliation
  • Cette annulation requiert l’accord écrit de l’assureur
  • Il n’existe aucun droit à « repentir » en matière de résiliation
  • La souscription d’un nouveau contrat chez le même assureur reste possible

Témoignage : « Après avoir résilié mon contrat, j’ai découvert que les offres concurrentes étaient finalement moins intéressantes. J’ai contacté mon assureur qui a accepté de maintenir mon contrat sans interruption, tout en m’accordant une remise de fidélité. Cette situation reste exceptionnelle et dépend entièrement du bon vouloir de l’assureur. » – Patrick, 53 ans

Conclusion : les points clés à retenir

Au terme de ce guide complet sur la résiliation d’assurance auto, retenons les éléments essentiels qui vous permettront de maîtriser parfaitement ce processus souvent perçu comme complexe.

Les fondamentaux de la résiliation

L’assurance auto n’est pas une prison à perpétuité, mais un contrat encadré par des règles précises :

  • La loi vous offre plusieurs possibilités de résiliation, adaptées à différentes situations
  • Le formalisme reste important pour garantir l’effectivité de votre démarche
  • La résiliation est un droit que vous pouvez exercer sans justification après un an de contrat
  • Le nouvel assureur peut prendre en charge l’ensemble des démarches administratives

Les délais et dates à surveiller

Le respect des délais est crucial pour une résiliation sans accroc :

  • 2 mois de préavis pour la résiliation à l’échéance
  • 1 mois de préavis pour la résiliation Loi Hamon
  • 20 jours suite à l’avis d’échéance (Loi Chatel)
  • 3 mois suivant un changement de situation personnelle
  • Attention à la date effective de résiliation pour assurer la continuité de couverture

Les erreurs à éviter absolument

Certaines erreurs peuvent compliquer significativement le processus :

  • Négliger le formalisme de la notification (lettre non recommandée, absence de signature)
  • Confondre la date d’échéance et la date de prélèvement
  • Résilier sans avoir préalablement souscrit un nouveau contrat
  • Accepter des frais de résiliation non justifiés
  • Perdre les preuves d’envoi et de réception des courriers

Bon à savoir : Une étude récente de l’Institut national de la consommation révèle que 72% des assurés qui changent d’assurance auto réalisent des économies significatives (supérieures à 15%), tout en conservant des garanties équivalentes.

L’évolution constante des droits des assurés

La législation évolue généralement en faveur des consommateurs :

  • La Loi Hamon (2015) a considérablement facilité les changements d’assurance
  • La Loi Chatel (2005) a limité les reconductions tacites abusives
  • De nouvelles dispositions apparaissent régulièrement pour renforcer la transparence
  • Les comparateurs et services en ligne simplifient les démarches
  • Les procédures de médiation se développent pour résoudre les conflits

Perspective d’avenir : Le secteur de l’assurance auto connaît une digitalisation croissante qui simplifie progressivement les démarches de résiliation. D’ici 2026, la résiliation entièrement dématérialisée et instantanée pourrait devenir la norme, renforçant encore la mobilité des assurés et la concurrence entre assureurs.

En définitive, changer d’assurance auto représente un levier d’économie et d’optimisation de couverture trop souvent négligé. Armé des connaissances et des conseils pratiques détaillés dans ce guide, vous disposez désormais de tous les outils pour exercer pleinement vos droits et obtenir le contrat le plus adapté à vos besoins.

La résiliation n’est pas une fin en soi, mais le premier pas vers une protection mieux adaptée et souvent plus économique. N’hésitez plus à comparer et à faire jouer la concurrence : votre portefeuille et votre tranquillité d’esprit vous en remercieront.

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